* In french *
Yop,
Je suis la pro de la paranoïa, mais la remise en question c'est mon truc, autant le partager.
Je n'ai jamais été de nature sociable. J'aime être entourée, bien sûr, mais j'ai régulièrement mes besoins de solitude. Il y a des gens comme ça.
Ces 6 derniers mois ont été, pour beaucoup de raisons dépendantes et indépendantes de ma volonté, les plus difficiles de ma vie. Je ne veux plus aborder le sujet de mes troubles du comportement alimentaire, mon départ en vacances et mon séjour ici étant un peu ma "cure de désintoxication".
Néanmoins, je tiens à apporter certaines précisions. Que personne ne se sente visé par ce post, j'ai des excuses à présenter à beaucoup de gens. Comme je l'ai écrit précédemment, mes problèmes alimentaires sont apparus à la suite d'un enchaînement de petits "stress quotidiens", qui accumulés, m'ont littéralement poussée à bout.
A ceux qui connaissent cette maladie qu'est la boulimie - car il s'agit véritablement d'une maladie - vous comprendrez totalement mon attitude ... Ces rendez-vous manqués, ces engagements que je ne tenais pas, la fuite des responsabilités, l'incapacité de communiquer avec qui que ce soit pendant des jours, les sms sans réponses, idem pour les coups de fil, et j'en passe et des meilleures. La boulimie est une spirale infernale, mais peut s'expliquer très simplement néanmoins : l'obsession de la perte de poids.
Prenons une fille - moi, hinhin -, un peu trop "enrobée". Commençons un régime très simplement, sans se poser mille questions. Au bout de 15 jours de frustrations, la dite fille va se permettre UNE douceur. Mettons, un carré de chocolat. Délicieuse saveur, un goût qui nous paraissait si lointain (et pourtant, 15 jours, ce n'est rien dans une vie me direz-vous). Allez, un autre carré. Et un autre.
Et là, cette culpabilité. Cette entorse au régime si difficilement mené jusqu'ici. On pense soudainement à tous ses problèmes, on les amplifie, on se rend malade, on se sent nulle. Et on craque. Et on mange soudainement tout ce qui va pouvoir nous tomber sous la main. Après tout, si je suis nulle, pourquoi ne pas l'être encore plus, "au point où j'en suis". Les jours qui suivent cet excès n'en sont que pires : on continue nos crises, on ne pense plus à demain, on se sent laide, grosse, moche. On ne veut plus sortir parce que le regard des autres nous fait mal, parce que le regard des autres nous fait peur : je ne peux voir personne parce que je me suis goinfrée comme une vache pendant une semaine, parce que j'ai pris du poids, parce que je vais être jugée, parce que je vais devoir me remettre en question ... Bref, vous voyez le genre.
J'ai fait l'effort de faire une séance photo pour SG dans une période de boulimie assez hard ... Mon dernier set en ligne : Babydoll. Quand je regarde ces photos, j'ai mal, j'ai de la peine. Avec le recul, je sais que c'est stupide. Après tout, et c'est d'ailleurs ce que j'ai toujours aimé sur Suicide Girls, nous sommes des filles qui savent jouer de leurs atouts comme de leurs défauts, nous sommes représentatives de la "masse" (avec des modifs corporelles en plus !
).
Ceci étant, il serait hypocrite de nier le fait que se noyer dans la masse n'est pas notre but dans la vie, au contraire.
Alors j'espère que ceux qui prendront le temps de me lire comprendront. Je ne veux pas de pitié, ni de compréhension, juste que vous teniez compte de cela. Si j'ai agi comme cela pendant des mois, ce n'était pas contre vous.
Mais contre moi.
Yop,
Je suis la pro de la paranoïa, mais la remise en question c'est mon truc, autant le partager.
Je n'ai jamais été de nature sociable. J'aime être entourée, bien sûr, mais j'ai régulièrement mes besoins de solitude. Il y a des gens comme ça.
Ces 6 derniers mois ont été, pour beaucoup de raisons dépendantes et indépendantes de ma volonté, les plus difficiles de ma vie. Je ne veux plus aborder le sujet de mes troubles du comportement alimentaire, mon départ en vacances et mon séjour ici étant un peu ma "cure de désintoxication".
Néanmoins, je tiens à apporter certaines précisions. Que personne ne se sente visé par ce post, j'ai des excuses à présenter à beaucoup de gens. Comme je l'ai écrit précédemment, mes problèmes alimentaires sont apparus à la suite d'un enchaînement de petits "stress quotidiens", qui accumulés, m'ont littéralement poussée à bout.
A ceux qui connaissent cette maladie qu'est la boulimie - car il s'agit véritablement d'une maladie - vous comprendrez totalement mon attitude ... Ces rendez-vous manqués, ces engagements que je ne tenais pas, la fuite des responsabilités, l'incapacité de communiquer avec qui que ce soit pendant des jours, les sms sans réponses, idem pour les coups de fil, et j'en passe et des meilleures. La boulimie est une spirale infernale, mais peut s'expliquer très simplement néanmoins : l'obsession de la perte de poids.
Prenons une fille - moi, hinhin -, un peu trop "enrobée". Commençons un régime très simplement, sans se poser mille questions. Au bout de 15 jours de frustrations, la dite fille va se permettre UNE douceur. Mettons, un carré de chocolat. Délicieuse saveur, un goût qui nous paraissait si lointain (et pourtant, 15 jours, ce n'est rien dans une vie me direz-vous). Allez, un autre carré. Et un autre.
Et là, cette culpabilité. Cette entorse au régime si difficilement mené jusqu'ici. On pense soudainement à tous ses problèmes, on les amplifie, on se rend malade, on se sent nulle. Et on craque. Et on mange soudainement tout ce qui va pouvoir nous tomber sous la main. Après tout, si je suis nulle, pourquoi ne pas l'être encore plus, "au point où j'en suis". Les jours qui suivent cet excès n'en sont que pires : on continue nos crises, on ne pense plus à demain, on se sent laide, grosse, moche. On ne veut plus sortir parce que le regard des autres nous fait mal, parce que le regard des autres nous fait peur : je ne peux voir personne parce que je me suis goinfrée comme une vache pendant une semaine, parce que j'ai pris du poids, parce que je vais être jugée, parce que je vais devoir me remettre en question ... Bref, vous voyez le genre.
J'ai fait l'effort de faire une séance photo pour SG dans une période de boulimie assez hard ... Mon dernier set en ligne : Babydoll. Quand je regarde ces photos, j'ai mal, j'ai de la peine. Avec le recul, je sais que c'est stupide. Après tout, et c'est d'ailleurs ce que j'ai toujours aimé sur Suicide Girls, nous sommes des filles qui savent jouer de leurs atouts comme de leurs défauts, nous sommes représentatives de la "masse" (avec des modifs corporelles en plus !
Ceci étant, il serait hypocrite de nier le fait que se noyer dans la masse n'est pas notre but dans la vie, au contraire.
Alors j'espère que ceux qui prendront le temps de me lire comprendront. Je ne veux pas de pitié, ni de compréhension, juste que vous teniez compte de cela. Si j'ai agi comme cela pendant des mois, ce n'était pas contre vous.
Mais contre moi.









